THORR' HAMMER: (US) Dommedagsnatt
Ajouté le 01.08.2006

Bien. Messieurs, qu'avons nous là ? Un sombre type du nom de Greg Anderson... Ah ! Un autre répondant au sobriquet de Stephen O'Malley... Et hum... Un certain drille nommé Jamie Sykes... James Hale, ouais, James Hale...
Et alors ces types auraient enregistré ce machin doomistique au nom inenvisageable en deux petites soirées... Ah wow ! Y'a aussi une toute pitite toute mignonne de même pas 20 ans, qui elle est carrément envisageable par contre... M'enfin mouais... supposons... sur le papier presque pas de quoi fouetter un chat donc...
Alors quoiqu'en est-il donc ?
Ben en fait,
Dommedagsnatt est la quintessence du doom death, point.
Oui c'est bête mais c'est comme çà. La musique distillée par (feu) le combo (culte) tiens du monolithe death doomique et atomique dans la forme la plus extrême qui soit : des riffs death entre deux et dix kilomètres heure, qui tabassent et écrasent la plus insignifiante des vies sans la moindre pointe mélodique, des vocaux ultimement abyssaux, imesurablement baveux, infectement gutturaux, et ultra puissants, que dis-je, nucléoridermiquissimes, à faire rougir de honte n'importe quel grunteur de sexe opposé... une session rythmique lourde comme six tonnes de plomb, et une ambiance nihiliste et apocalyptique à souhait. Rien de plus, rien de moins.
Voilà.surprise je m'emmerde, ben oui.
Thorr's Hammer, au delà de son génie inégalable du savoir-faire en massacre primitif, souffre à mon goût du syndrome dit Stephen O'Malley, à savoir croire au postulat : 1 idée = 1 disque. C'est à dire qu'en gros, durant les 5 premières minutes j'y vais du
"WOUAOUWWW, C'EST MONSTRUEUX !!", et celles-ci passées, j'en suis à regarder régulièrement ma montre dans le meilleur des cas (donner à bouffer au hamster dans le pire), sachant pertinement qu'il ne va strictement rien se passer de plus pendant la demi-heure restante...
Disons qu'en fait d'un côté, le groupe s'est un peu suicidé de son plein gré (?) en plaçant une compo comme Norge en guise d'amuse-gueule, parce qu'avec ses interludes aux plaintes vocaliques claires nordiques de la miss qui font tampon entre les gros assauts de doom proto-somaderne (pour soma-ien et moderne), ce titre est absolument génial, et que les deux compos suivantes entièrement gruntées vous paraissent par la suite bien quelqueconques et surtout superflues.
D'un autre, sans ce
Norge, il ne fait nul doute qu'inutile de se poser plus de questions (et inversement), les deux compos suivantes auraient eu l'effet d'une bombe toute aussi dévastatrice, à vous en révéler la marque du maillot.
Mais voilà, l'un dans l'autre, non.
Et puis d'ailleurs, j'en veux pour preuve le quatrième et dernier titre, troisième morceau de doom death barbare, d'une subtilité rare et d'une efficacité proprement imparable... titre enregistré live, d'un son mais alors d'un son... comment dire, hum...
MAIS ALORS BORDEL, D'UN SON !!!, voyez le genre quoi... gargantuesque et baveux, bref du meilleur goût : le mien !
Signalons au passage, la juteuse idée que fut de rajouter sur l'édition dont il est question ici une vidéo d'un des deux uniques shows du groupe, où vous pourrez vous délecter chez vous, des charmes de la bête...
Aamon